Qui est-elle?

Nom: Chloé
Âge: 31 ans
Entreprise: Brussel's Kitchen 
Compte instagram: @brusselskitchen
Amalys préférée: Angèle

Chloé Roose est la créatrice du blog Brussels’Kitchen. A 31 ans, cette femme pétillante et déterminée est à la tête d’un guide incontournable dans le secteur de l’Horeca à Bruxelles. A travers cette interview, elle nous en dit plus sur ce qui l'a poussé à créer son entreprise et les valeurs qu'elle veut partager à travers Brussels'Kitchen.

Présente-toi en quelques mots et explique-nous comment ton parcours t’a mené à lancer Brussels'Kitchen.

Je m’appelle Chloé Roose, j’ai 31 ans. Tout d’abord, Brussels’Kitchen n’est pas relié à mon parcours scolaire puisque j’ai fait des études d’architecture intérieur. J'ai eu envie de partager le beau et le bon, parce que j’ai toujours été habituée à manger à l’extérieur avec mes parents, avec ma famille et à aimer recevoir à la maison. C’est cette passion que j’ai envie de partager à travers Brussels’Kitchen.

Décris-nous en quelques mots le concept derrière Brussels'Kitchen?

Brussels’Kitchen est avant tout un guide donc l’idée est de référencer des bonnes adresses pour manger et boire à Bruxelles selon un ensemble de critères relativement subjectifs qui définissent aujourd’hui l’univers de Brussels’Kitchen. Cela va être des endroits qui attachent une attention toute particulière à la décoration, à l’identité visuelle mais surtout à la cuisine, à la provenance des produits, à l’histoire du chef par exemple. Ceci est la partie guide de Brussels’Kitchen, le pilier principal. Le second pilier est la partie événement puisque l’on organise tous les mois des événements avec des chefs bruxellois.

Quelles valeurs cherches-tu à mettre en avant via Brussels'Kitchen ?

Brussels’Kitchen c’est beaucoup de bienveillance, puisque l’on met en avant des adresses sans contrepartie. Beaucoup de personnes pensent que les restaurants payent pour être sur Brussels'Kitchen alors que pas du tout! C’est juste des adresses qu'on estime qu'elles méritent d'être reconnues! Il y a donc beaucoup de bienveillance et nous le ressentons de la part des chefs car c'est en demandant rien en général que l'on obtient le plus en retour. 

Quelle est la réalisation dont tu es la plus fière ?

J’ai eu une période un peu compliquée avec Brussels’Kitchen car je me suis séparée de mon associée avec qui j’avais créé le projet au tout début. Ce dont je suis la plus fière n’est pas tellement une réalisation particulière mais c’est d’avoir réussi à tout remettre en marche après. Il y avait du travail et il y avait beaucoup de choses qui s’étaient mises en pause et qui nécessitaient d’être relancées. L'écriture de mon deuxième livre et la soirée de lancement de celui-ci qui fut un succès phénoménal cela a été pour moi un second départ dans cette aventure entrepreneuriale.

Quel est le prochain projet pour Brussels'Kitchen ?

Le prochain projet pour Brussels’Kitchen était un pop-up de Noël qui du coup a été postposé. Le deuxième projet de Brussels’Kitchen est la sortie d’un troisième livre qui ne sera pas un guide cette fois-ci mais qui sera un livre de recettes, des meilleures recettes des meilleurs chefs de Bruxelles.

Rien n'est impossible, il suffit de s'en donner les moyens

Chloé Rose
#WomenWhoDare

Quelle est ta principale motivation en construisant ce projet ? Qu'est-ce qui te drive au quotidien ? 

Il y a plusieurs choses. Il y a cette envie de faire découvrir le travail de ces artisans, de ces chefs, de les mettre en avant car beaucoup méritent d’être connus et reconnus. Ensuite, d’un point de vue plus personnel, j’ai vraiment l’envie de réaliser des projets qui me rendent fière, qui me donnent l’envie d’aller plus loin. Je n'aime pas rester dans une routine, donc le fait d’accomplir des projets va me donner l’envie d’en faire plus, au final c’est un cercle vertueux!

Quel serait ton conseil le plus précieux que tu donnerais à une femme qui veut se lancer dans sa propre aventure ?

A travers ces années, j’ai pu apprendre qu’il ne suffit pas d’avoir une idée, tout le monde a des bonnes idées mais qu’il faut savoir la mettre en œuvre d’une manière différente, innovatrice, efficace qui va faire qu’on va l’utiliser et qu’on va passer par ce service ou ce produit-là plutôt qu’un autre. Le deuxième conseil est peut-être relié à mon secteur qui est celui de l’Horeca. C’est de ne jamais lésiner sur les détails car les détails peuvent faire toute la différence, on le voit autant dans un restaurant que dans un service client par exemple. L’important est de ne jamais négliger quoique ce soit qui pourrait faire que l’expérience a quelque chose en plus et aussi, toujours s’adresser aux clients avec empathie.

Le féminisme c’est quoi pour toi ?

Pour moi, le féminisme c’est l’égalité des chances. Hommes et Femmes sont certes différents sur l’aspect physique, mais je pense qu’on mérite exactement le même traitement par contre. Le challenge pour moi aujourd’hui est de prendre conscience qu’il y a énormément de petites choses qui doivent être remises en question et qui font malheureusement partie du quotidien. Je pense particulièrement au langage où il y a des mots au masculin et d’autres exclusivement au féminin. Dire que des choses sont des choses de filles, des jouets pour filles n’ont plus leur place aujourd’hui dans le langage. Les séries ont également changé dans un sens. Je pense particulièrement à Friends, qui est une de mes séries préférées, quand on la regarde avec un œil éveillé, on se rend compte à quel point elle est non pas sexiste mais venant d'une autre période de temps où on ne remettait pas en question toutes ces choses-là.

Comment définirais-tu l'esprit de la femme Amalys ? 

Pour moi la femme Amalys, c’est la femme qui prend des risques. C’est un peu la définition de la femme entrepreneure à mon sens. C’est une personne qui ne s’arrête pas à un certain cadre, qui va se donner les moyens de réaliser ses rêves, de réaliser ses projets, c’est une définition dans laquelle je me retrouve assez bien !